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Cancer de la prostate : « À chacun de demander un dépistage »

Cancer de la prostate : « À chacun de demander un dépistage »

Comment est diagnostiqué le cancer de la prostate? Comment est-il traité ? Mercredi soir, au palais ducal, à Nevers, trois médecins de Nevers ont parlé au grand public des examens, des traitements, de leurs effets, des métastases. Ils ont aussi rassuré sur les évolutions récentes des traitements et l’allongement de la survie.

Prévention. Le Dr Lesourd a rappelé, devant une salle remplie, que,«contrairement au cancer du sein et du côlon, il n’y a pas de dépistage massif » pour le cancer de la prostate. « C’est à chacun de faire une demande de dépistage à son médecin », souligne-­t-­elle, avant de préciser que « certains hommes sont plus exposés : la population afro­antillaise et les hommes ayant des antécédents familiaux ».

Dépistage. Avec humour, le Dr Beltran-­Garcia a rappelé la nécessité du toucher rectal dans le dépistage, montage photo à l’appui d’un médecin enfilant un gant à côté d’un patient. « Vous savez, on n’aime pas beaucoup le faire non plus ! », lance-t-il, déclenchant des rires dans la salle.

Intervention de la médecine nucléaire dans le cancer de la prostate. Le Dr Ahond-Vionnet a évoqué le recours à la scintigraphie osseuse pour voir l’existence ou non de métastases. Elle a également précisé que Nevers avait la chance d’avoir un service de médecine nucléaire équipé d’un Pet scan. « On va pouvoir trouver des ganglions supérieurs à 5 mm. C’est aussi intéressant quand l’IRM et la biopsie sont négatives, mais que le PSA est élevé. » L’avenir de la médecine nucléaire dans le diagnostic du cancer de la prostate est l’arrivée, selon le Dr Ahond-­Vionnet, de nouveaux traceurs, c’est­-à-dire des molécules permettant de repérer des cellules cancéreuses.

Traitements et effets indésirables. Chirurgie, radiothérapie, curiethérapie, chimiothérapie, surveillance active, abstention surveillance (surveillance sans intervention)… : le Dr Lesourd a rappelé toutes les façons de traiter le cancer de la prostate. Sans oublier les traitements « en cours d’évaluation », comme la cryothérapie (par le froid), le traitement focal (traitement uniquement de la tumeur), le HIFU (traitement par ultrasons focalisés de haute intensité), ou l’immunothérapie.

Le Dr Beltran­dGarcia a évoqué les principaux effets indésirables dus aux traitements. Tout en précisant qu’il existe « des traitements comme les petites pilules bleues », en référence aux pilules prescrites pour les troubles de l’érection. Il s’est réjoui, par ailleurs, de la progression du taux de survie. « Aujourd’hui, plus de 85 % des patients guérissent. Ça s’améliore d’année en année avec les nouveaux traitements. »

REPÈRES

Trois types de cancer : Il existe trois types de cancer de la prostate : à faible risque évolutif, à risque intermédiaire, agressif avec un gros risque évolutif.

Traitement adapté : Le traitement est choisi selon l’âge, l’espérance de vie, le taux de PSA, etc.

PSA : Le taux élevé d’antigène spécifique de la prostate (PSA) est indicateur d’une anomalie.

© Le Journal du Centre – 12-05-17

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