01 MAR 14 0 commentaire
Dépistage du cancer colorectal : quand en parler à son médecin ?

Dépistage du cancer colorectal : quand en parler à son médecin ?

Dans le cadre de Mars Bleu 2014, la Polyclinique de Gascogne à Auch se mobilise contre le cancer colorectal. Le but ? Rappeler la gravité de ce cancer encore trop meurtrier et l’importance de sa détection précoce.

 Le cancer colorectal reste encore en France un cancer méconnu et trop souvent tabou. La lutte contre ce cancer constitue un enjeu majeur de santé publique pour lequel il est indispensable de continuer à se mobiliser : chaque année en France, le cancer colorectal touche environ 42 000 nouvelles personnes. Il s'agit du 3e cancer le plus fréquent et de la 2e cause de décès par cancer en France. Pourtant, s'il est détecté tôt, il se guérit dans 9 cas sur 10.

 Le risque de développer un cancer colorectal n'est pas le même pour chacun d'entre nous. Il est lié à l'âge et à l'existence d'antécédents personnels et familiaux, de certaines maladies intestinales chroniques ou de prédispositions génétiques.

Parler du dépistage de ce cancer avec son médecin traitant, c'est se donner toutes les chances de détecter un polype, ou un cancer à un stade très précoce, et d'augmenter ainsi ses chances de guérison.

 Quand parler du dépistage du cancer colorectal avec son médecin ?

 Dès 50 ans : 95 % des cancers colorectaux se développent après 50 ans. Entre 50 et 74 ans, il est recommandé de participer au programme national de dépistage organisé et de pratiquer un dépistage tous les deux ans même sans symptôme particulier.

 Quel que soit l’âge : en cas d’antécédents personnels ou familiaux de cancer colorectal, de polypes ou de maladie inflammatoire chronique de l’intestin.

 Le cancer colorectal évolue souvent, dans un premier temps, sans symptôme ni signe perceptible. De ce fait, il est parfois diagnostiqué tardivement et nécessite alors des traitements lourds. Il est pourtant possible d'identifier la maladie à un stade très précoce de son développement, voire de détecter des adénomes (polypes) avant qu'ils n'évoluent vers un cancer.

 

 Quel dépistage ou suivi pour quel niveau de risque ?

 Dans la majorité des cas, le test recommandé pour les personnes âgées de 50 à 74 ans, qui ne présentent pas de risques particuliers (dits « à risque moyen »), est le test de recherche de sang occulte dans les selles, dans le cadre du programme de dépistage organisé.

 Lors de la consultation, le médecin généraliste oriente son patient en fonction de son niveau de risque et propose le test aux hommes et aux femmes de 50 à 74 ans, sans symptôme  apparent ni antécédent personnel ou familial de polypes ou de cancer colorectal.

Ce test est indolore, à faire chez soi et entièrement pris en charge par l’Assurance Maladie. S’il est positif, le médecin adresse dans un second temps le patient à un gastroentérologue pour la  réalisation d’une coloscopie. Le test doit être répété tous les deux ans mais une surveillance des  signes d’alerte entre deux tests est également recommandée.

 Ce programme national de dépistage est proposé depuis 2009 et concerne aujourd’hui 18  millions de personnes en France. Pourtant, si sa notoriété a progressé, la participation reste  encore faible : seules 31% d’entre elles ont réalisé le test en 2012-2013. Une situation qui justifie de poursuivre  l’information et la mobilisation.

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