30 JUIL 16 0 commentaire
La Clinique du Pays de Seine a désormais son « Dr Sleeve »

La Clinique du Pays de Seine a désormais son « Dr Sleeve »

Faire une « sleeve », c’est perdre en moyenne 25 kg au 3e mois suivant l’opération et voir son corps changer d’un coup. Un soulagement pour de nombreuses personnes souffrant d’obésité et recourant à cette opération consistant à la réduction de deux-tiers de l’estomac. Jusqu’à récemment, cette opération n’était possible qu’à Troyes, Provins et Sens pour les habitants du nord-ouest aubois. Depuis le début de l’année, elle est possible à Romilly-sur-Seine, grâce à l’installation, à la clinique du Pays de Seine, du Dr Nathan Ferdi. Chirurgien viscéral et digestif, il est spécialiste en chirurgie bariatrique (consistant à restreindre l’absorption d’aliments) et officie également à la clinique Saint-Brice (près de Provins). Il est accrédité par la Haute Autorité de Santé (HAS) et est membre de la Soffco.mm (société française et francophone de chirurgie de l’obésité et des maladies métaboliques) qui ont établi les règles de prise en charge des maladies liées à l’obésité.

 

La sleeve, l’opération la plus courante

La « sleeve » gastrectomie fait partie des trois types d’interventions possibles contre l’obésité. « On a aussi le bypass gastrique qui consiste à faire un court-circuit digestif pour les personnes ayant un poids très important », indique le chirurgien. Quant à l’anneau gastrique, il est de moins en moins pratiqué et souvent enlevé : « En 2015, sur 45000 personnes opérées, il y a eu 27 000 sleeve et 13 000 bypass. »

 

Une opération par coelioscopie

La « sleeve » se pratique par coelioscopie, ce qui évite au chirurgien d’ouvrir complètement le ventre du patient pour procéder à la réduction de l’estomac. Ainsi, l’opération ne nécessite que de petites incisions pour passer une caméra (permettant au médecin de voir l’intérieur du ventre) et les instruments nécessaires. Elle se passe sous anesthésie générale et le ventre est gonflé avec du gaz.

 

Une batterie d’examens pour en bénéficier

Quant au parcours du patient, il est « très très surveillé et encadré ». « Le patient obèse qui demande à la structure doit d’abord passer un bilan multidisciplinaire », indique le Dr Ferdi. Cardiologue, psychologue et autre diététicien verront notamment le patient… Puis, une concertation a lieu entre les praticiens pour savoir si le patient réunit les critères définis par la HAS pour en bénéficier et s’il n’y a pas de contre-indication chirurgicale.

Puis, le médecin-conseil de la sécurité sociale doit donner un avis favorable préalable. Enfin, est programmée l’intervention chirurgicale qui nécessite trois jours d’hospitalisation.

 

Une perte de poids fulgurante pour une meilleure santé

L’objectif est de revenir à un poids normal, à un indice de masse corporelle à 25 : « C’est ce qui arrive dans 90% des cas. Pour le reste, on fait baisser le poids pour arriver à un état de santé convenable. Dans la majorité des cas, on perd entre 9 et 13 kg le 1er mois et 25kg au 3e mois. Il y a une reprise de 10% du poids à partir de la 4e année. » Pour la plupart des patients, il s’agit d’un changement d’hygiène de vie s’accompagnant aussi, pour certains, de chirurgie réparatrice pour éliminer le surplus de peau : « Tablier abdominal, bras, cuisses, seins… Tout se fait ici. »

 

© L’Est Eclair – 30 juin 2016 – Par Sandra Roger

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