05 JUIL 16 0 commentaire
La clinique du Tertre-Rouge fête ses 50 ans

La clinique du Tertre-Rouge fête ses 50 ans

Samedi, la clinique fête son anniversaire en ouvrant ses portes. L’occasion de découvrir les coulisses de la maternité et de mesurer l’évolution de la prise en charge de la femme enceinte.

 

Sécurité

En 1966, la clinique du Tertre-Rouge naît de la volonté des gynécologues, appelés alors « accoucheurs », qui n’avaient pas de lieu à eux pour pratiquer l’obstétrique. Leur but : fonder une clinique totalement consacrée à la femme et à l’enfant avec une organisation plus sécuritaire et plus en phase avec les attentes des femmes.

La clinique devient la première maternité privée à instaurer la garde sur place 24 heures sur 24 de praticiens confirmés : gynécologue obstétricien, anesthésiste-réanimateur, pédiatre, réanimateur.

 

Prématurés : espérance de vie allongée

Il y a cinquante ans, les grands prématurés avaient une espérance de vie très faible. Aujourd’hui les prouesses technologiques permettent d’abaisser le seuil de prise en charge : à partir de 30 semaines et 1 000 grammes, avec des soins spécifiques (environnement douillet, cocooning) pour optimiser le développement neurocomportemental.

 

Fécondation in vitro : à la pointe

Il y a cinquante ans, la fécondation in vitro n’existait pas. Le premier bébé éprouvette est né en France en 1982. Dans l’Ouest, les premiers bébés FIV, des jumeaux, ont vu le jour au Tertre-Rouge, en octobre 1984.

En 2013, la clinique a fêté son 2000e bébé FIV. Elle est toujours le centre d’assistance médicale à la procréation du département de la Sarthe et continue à développer cette activité, en collaboration avec l’hôpital du Mans et les praticiens des départements voisins.

 

Prise en charge personnalisée

Dernière innovation de la maternité : Materniteam, qui permet un accompagnement précoce et personnalisé de la maman, avec une référente dédiée. Aujourd’hui, outre une page Facebook, une application web, qui doit être opérationnelle en juillet, permet à chaque femme de rester connectée avec sa maternité.

 

 

Les triplés nés à onze jours d’intervalle se portent bien

C’est l’événement le plus marquant de l’histoire de la maternité du Tertre-Rouge. En 1989, une femme enceinte de triplés a donné naissance à ses trois enfants à onze jours d’intervalle !

« En arrivant à la maternité, je me disais que le pire pouvait arriver, mais je gardais espoir. On est prêt à tout pour ses enfants », se souvient Raymonde Pommier, la maman héroïque, installée en Mayenne, qui avait choisi la clinique du Tertre-Rouge pour sa réputation. « On a eu la chance d’être pris en charge par une équipe exceptionnelle. Et au final, tout s’est bien passé. »

 

« Un mystère »

Chacun des trois garçons se trouvait dans une poche différente. Le premier, Damien, est né le 5 novembre. Une fois que le bébé est sorti, le col s’est légèrement refermé, les contractions ont cessé. « Un mystère. Même le docteur ne comprenait pas. Mais il faut accepter. Ça s’est déroulé de manière naturelle, dans le calme. » Sans péridurale, ni césarienne. « À l’époque, j’avais 37 ans. J’étais de nature dynamique et je savais ce que je voulais. »

Suivie de près par les médecins et les sages-femmes, Raymonde reste à la maternité. Et vit un deuxième accouchement : le 16 novembre, deux petits frères, Guillaume et Alexandre, pointent le bout de leur nez.

 

Le premier bébé pesait 610 g

Nés trois mois avant terme, ces grands prématurés ne sont pas franchement costauds : 610 g pour Damien, un kilo pour Guillaume, 840 g pour Alexandre.

Les nourrissons restent trois mois à la clinique. Les premières semaines, la maman est à leurs côtés en permanence. Et fait le choix de les allaiter, y compris lorsqu’elle peut à nouveau rentrer chez elle. « Je venais tous les jours, je m’organisais, avec le tire-lait. Mon mari était aussi très présent. »

 

Deux dates d’anniversaire

Dans le même temps, le couple entame une procédure judiciaire. L’état civil avait déclaré Damien comme né à part, et les deux autres comme jumeaux. « Le procureur de la République a bien compris. On a eu des tracas administratifs, mais les enfants sont bien considérés comme des triplés. » Même s’ils fêtent leurs anniversaires à des dates différentes : le 5 novembre pour Damien, le 16 pour Guillaume et Alexandre.

D’après leur maman, les trois frères, aujourd’hui âgés de 26 ans, mènent « une vie normale. Mais c’est sûr qu’ils sont restés très proches. Ils sont souvent ensemble ».

 

© Ouest France – 24-06-16 – Par Jérôme Lourdais

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