09 DéC 14 0 commentaire
Paru dans La Dépêche du Midi – La Clinique Toulouse-Lautrec, championne de la prostate

Paru dans La Dépêche du Midi – La Clinique Toulouse-Lautrec, championne de la prostate

Le magazine L’Express vient de publier le palmarès 2014 des meilleurs hôpitaux et cliniques de France, parmi les 880 établissements publics et privés passés au crible, la clinique Toulouse-Lautrec figure à la première place du classement régional pour la chirurgie endoscopique de la prostate. Tout a débute le 1er octobre 1981 avec le docteur Marc Tenaillon, urologue de la clinique Escudié fondée en 1920 à Albi. En 2002, la fusion de cinq établissements privés de la cité tarnaise aboutit à la clinique Toulouse-Lautrec. Le professeur Olivier Brault, 55 ans, 23 années d’expérience à la clinique, est l’aîné de ces cinq urologues émérites. Il nous explique les raisons de ce succès.

 

Docteur Brault, votre réaction à ce classement ?

On est régulièrement cité parmi les meilleures équipes d’urologie en France, alors forcément cela fait plaisir. Nous nous appliquons au fil du temps à réaliser la synthèse entre le regard neuf apporté par de jeunes praticiens et l’expérience des plus âgés dont je suis désormais. Et on est très satisfaits pour l’ensemble des équipes de cette clinique, ça va de la personne qui nettoie le sol à celles qui préparent les repas, s’occupent des entrées ou encore réceptionnent les patients au bloc opératoire. Nous, on est au bout de la chaîne. On est des prestataires de service. Alors, certes, on fait bien notre boulot mais c’est le fruit d’un ensemble.

 

Vous avez évoqué l’aspect humain. Parlez-nous de la révolution Da Vinci ?

C’est vrai que ce robot acquis pour 2 millions d’euros et opérationnel depuis juin 2013 a provoqué une montée en puissance. Il faut savoir que ce robot unique existe par milliers aux États-Unis mais en Europe, il n’en existe que 300 en Allemagne. La France constitue clairement pour le moment le parent pauvre. Dans la région sud-ouest, nous sommes l’unique clinique à en disposer. On est au top de notre domaine après une formation ad hoc (lire ci-dessous). D’ici quelques années, ce robot existera un peu partout. Nous, on a pris de l’avance. Cela constituera certainement ma dernière mutation technologique. Aujourd’hui, la chirurgie endoscopique de la prostate se fait dans de bonnes conditions. Avec déjà 140 opérations effectuées la première année, Da Vinci ne nous fait pas regretter l’énorme investissement de départ et les 120 000 € annuels de maintenance.

 

Quelle différence entre une opération de la prostate hier et aujourd’hui ?

D’abord, il y a 30 à 40 ans, les chirurgies étaient très lourdes, très agressives. Aujourd’hui, de nombreux traitements médicamenteux sont efficaces grâce à la chirurgie endoscopique. Les interventions sont faciles. Les opérations et les techniques comme le laser ont tellement évolué. Résultat : on constate moins d’incontinence et de complication post-opératoire.

 

Quels conseils de préventions pour parer un cancer de la prostate ?

Il y a malheureusement des familles à cancers de la prostate. Quand dans la fratrie ou les ascendants, c’est le cas, il convient de réaliser un PSA (antigel spécifique prostatique) et un toucher rectal dès 42 ans. Sans facteurs de risque et antécédents particuliers, il n’est pas nécessaire de procéder à un examen avant 50 ans.

 

Pratiquement, comment se passe une opération de la prostate ?

En France, cela nécessite trois jours d’hospitalisation. L’opération avec le robot Da Vinci dure en moyenne 2 h 30. On passe par les voies naturelles. Ensuite, le patient doit rester « sage » un mois, ne pas faire d’effort.

 

Mais l’opération en elle-même avec un robot qui impressionne ?

Ce n’est évidemment pas le robot qui opère. Il n’est que l’assistant du chirurgien. C’est une aide opératoire. Il y a des cathéters, des « trous » dans le malade. Le praticien travaille sur une console avec des pédales et des doigts articulés. Il anime le «Da Vinci». Après, c’est évidemment plein de sécurité.

 

Comment voyez-vous l’avenir de votre spécialité ?

Dans l’avenir, la chirurgie laser devrait permettre de travailler presque en ambulatoire. Il faudra aussi pour cela changer la mentalité française qui veut que le malade soit« cocooné ». J’étais récemment au Canada, tout se fait déjà en ambulatoire. Aujourd’hui, on ne peut plus envisager l’urologie sans un robot comme « Da Vinci ». Plus localement, nos confrères dans les autres cliniques et hôpitaux sont compétents mais ne disposent pour le moment pas du matériel pour le faire. Il faudrait leur donner la possibilité de se réunir ici en le nommant centre de référence.

 

  

«  Pour se former au robot Da Vinci, on a fait du cochon et des sujets anatomiques »

II est évidemment intéressant d’évoquer avec les docteurs Delescluse et Brault (leurs autres collègues étant en repos ou au bloc le jour de l’entretien), les modalités de formation requises pour maîtriser le robot Da Vinci qui a révolutionné la chirurgie endoscopique de la prostate et porté la clinique Toulouse-Lautrec d’Albi vers l’excellence.

 

« Durant tout le printemps 2013, on s’est formé, témoigne Laurent Delescluse. On a procédé comme dans l’aviation quand un pilote passe d’un Boeing 747 à un triple 7 (comprenez 777). Eux disposent de simulateurs. Nous, on  a beaucoup regardé faire d’autres praticiens déjà adeptes du robot Da Vinci. On s’est formé dans différents endroits. Vous savez, quand on entend parler dans les médias de compagnonnage ou d’apprentissage, c’est exactement ce qu’on a toujours fait dans la chirurgie. C’est une continuité. On a appris avec d’autres et au fur et à mesure, on s’est amélioré car on fonctionne en équipe. Après, pratiquement, on s’est entraîné sur du cochon. Ensuite, on est passé à des sujets anatomiques. C’est à cela que servent les personnes qui ont fait don de leurs corps à la science. » Après cette formation très poussée, les urologues de Toulouse-Lautrec étaient fin prêts pour accueillir leur premier patient le 20 juin 2013.

 © La Dépêche du Midi – 28-11-14 – Par Jérôme Rivet

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Naissance d’un leader de santé

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