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La harpe d’Esther accompagne les patients

La harpe d’Esther accompagne les patients

Pour soulager les patients en fin de vie, les soins palliatifs du service d’oncologie de la clinique Océane font appel depuis 2010 à une « harpe-thérapeute ». Une initiative unique en Bretagne.

 

L’initiative

Avec sa harpe d’un peu plus de trois kilos sur le dos, Esther Mirjam déambule depuis 2006 dans les couloirs et les chambres des hôpitaux vannetais. Au Centre hospitalier de Bretagne Atlantique d’abord, puis à la clinique Océane.

« J’ai toujours été intéressée par l’art-thérapie. Après le lycée, j’avais passé des concours pour des écoles aux Pays-Bas. J’ai été acceptée, mais je n’ai pas osé franchir le pas », confie-t-elle.

Entre 2006 et 2008 elle alterne cours et stages en suivant une formation d’« harpe thérapeute » à San Diego, en Californie. Des stages qu’elle effectue a Vannes, avec le soutien de l’association Faire face ensemble.

 

Dans les couloirs, puis les chambres

Cette association permet en effet avec ses bénévoles, « de mettre à disposition des équipes soignantes des procédés innovants pour améliorer le confort du malade. C’est notre rôle de développer des soins de support », explique Sabine Camenen, présidente de Faire face ensemble.

Depuis 2010 l’association finance les prestations d’Esther dans l’unité des soins palliatifs du service oncologie de la clinique Océane. Et si, auparavant, elle jouait dans les couloirs, petit à petit, elle est entrée dans les chambres, avec l’accord du médecin. « Cela permet d’agir sur le patient, mais aussi d’apaiser la famille qui peut être angoissée par la situation. Je m’arrange notamment pour influencer le rythme respiratoire du patient. S’il a une respiration saccadée, je vais jouer pour l’amener à avoir une respiration plus posée. »

Une intervention dont les soignants mesurent les bénéfices. « Mi-janvier, j’étais avec un patient confus et agité. Je sentais sa femme au bord de la crise de nerfs, témoigne Chantal Vedrunes, infirmière référente des soins palliatifs. Je suis allée chercher Esther et, en cinq minutes, il s’est endormi. »

Maylis Carrel, psychologue, ajoute « La présence d’Esther est plus rassurante pour certains patients, puisqu’ils ne sont pas forcés de parler de leur ressenti et de leurs émotions. Ils se laissent porter par la musique. »

Et les bénéfices ne se ressentent pas seulement sur les patients. « Quand Esther jouait dans les couloirs, on adaptait nos pas, on ralentissait, se souvient Chantal Vedrunes. Même encore aujourd’hui, on est plus calmes lors de ses interventions.»

 

De plus en plus sollicitée

« La présence d’Esther permet de lâcher prise, elle apporte de la vie extérieure à l’hôpital en venant en civil, ajoute Cécile Rousseau, responsable du service. L’utilisation de la harpe-thérapie est une première en Bretagne. Nous avons besoin de ces soins de supports pour permettre aux malades de s’évader. »

Au sein de la clinique, la réputation d’Esther Mirjam ne cesse de se répandre à travers les étages du bâtiment. Elle est désormais sollicitée pour jouer dans d’autres services.

 

© Ouest France – 29-01-16 – Par Lucile GIROUSSENS

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