10 MAR 16 0 commentaire
La polyclinique de la Manche brille en ambulatoire

La polyclinique de la Manche brille en ambulatoire

La polyclinique de la Manche a été rachetée en 2014 par le groupe Vedici, devenu récemment Elsan. L’établissement à taille humaine mise sur l’ambulatoire, la technique et la proximité. Entretien avec Franck Lemire, directeur de la polyclinique de la Manche depuis 2014, et Nelly Bigot, directrice des soins depuis mai 2012.

 

L’actualité n’est pas réjouissante pour les petits établissements de santé. Qu’en est-il de la polyclinique de la Manche, plus connue des Saint-Lois sous le nom de clinique Saint-Jean ?

Elle se porte bien. L’activité chirurgie compte 7 000 séjours (à peu près autant d’actes) par an. 70 % de l’activité se fait en ambulatoire C’est une belle performance. L’ambulatoire signifie : je reste quelques heures. La polyclinique a pris le virage en travaillant sur les flux, le parcours du patient, les protocoles et surtout les techniques anesthésiques. Par exemple, on appelle le patient la veille de son opération, il arrive seulement deux heures avant l’intervention. La clinique l’appelle également le lendemain et trois jours après l’opération.

 

L’établissement est également doté d’un service de soins de suite et de réadaptation ? Effectivement, et il est en pleine évolution. Nous avons 30 lits en SSR. Il y a quelque temps, il s’agissait surtout de suite opératoire en orthopédie Maintenant, ce service est plutôt une alternative à l’hospitalisation en service d’urgence quand il ne s’agit pas d’une urgence. Ce service polyvalent enregistre, en moyenne, 350 séjours par an.

 

Le transfert de la polyclinique à Agneaux est-il toujours d’actualité ?

Pas à ma connaissance. En octobre 2014, la polyclinique est passée aux mains de Vedici. Elle était détenue depuis 2008 par le groupe Normanni Santé, issu de deux entités, la polyclinique de la Manche et la polyclinique du Parc, à Caen. En janvier, Vedici et Vitalia ont fusionné pour créer Elsan, le n° 2 de l’hospitalisation privée en France. Elsan détient 100 % du capital de la polyclinique. C’est important d’être adossé à un tel groupe qui continue d’investir dans les techniques les plus avancées, mais aussi de penser la médecine autrement et de développer des approches innovantes de ses métiers. Cela donne une assise plus confortable.

 

Quelles sont, selon vous, les raisons qui expliquent que la polyclinique tienne son rang à côté de « l’imposant » Mémorial ?

Ses points forts, ce sont ses quinze chirurgiens et son personnel. Pour la chirurgie de la cataracte, on enregistre plus de 2 200 actes par an. Le rayonnement de la polyclinique pour cette opération va au-delà des frontières manchoises. L’établissement est également renommé pour son activité en urologie, mais aussi pour ses techniques novatrices de traitement des varices par radiofréquence… Nous avons un grand savoir-faire en ambulatoire. Et la polyclinique est un des rares établissements à avoir conservé son service de restauration…

Par ailleurs, elle est à dimension humaine et certains patients y sont attachés car ils y sont nés.

 

Selon vous, « l’ADN de la polyclinique de la Manche, c’est la proximité ». Des exemples ?

La polyclinique propose notamment des consultations avancées de spécialistes de proximité. Des consultations avancées en urologie, chirurgie digestive et de l’obésité, vasculaire et en orthopédie viennent tout juste d’être mises en place au PSLA (Pôle de santé libéral et ambulatoire) de Carentan, et au tout récent PSLA de La Haye-du-Puits.

 

© Ouest France – 03-03-16 – Recueilli par Céline GUITTON.

Ajouter un commentaire

Ajouter un message

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

 

Partager cet article avec un ami

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

 

Votre message a bien été envoyé.

Partager la carte de voeux avec un ami

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

 

Votre message a bien été envoyé.