30 NOV 16 0 commentaire
La sage-femme qui vous coupe l’envie de fumer

La sage-femme qui vous coupe l’envie de fumer

Une sage-femme de l’hôpital privé Saint-Claude, à Saint-Quentin, accompagne les femmes enceintes et fumeuses. Dans l’Aisne, elles sont 30% à ne pas écraser cette dépendance.

 

« Nous ne sommes pas là pour stigmatiser mais pour que les femmes fumeuses comprennent les risques à continuer de fumer pendant une grossesse. » Anne-Sophie Tant est sage-femme à l’hôpital privé Saint-Claude (établissement du groupe Elsan). Titulaire d’un diplôme en addictologie, elle réalise des consultations au sein de l’établissement.

 

Selon les chiffres, dans l’Aisne, 30 % des fumeuses enceintes n’arrêtent pas la cigarette pendant leur grossesse. La moyenne nationale est de 20 %. «  Toutes les cigarettes ont un impact sur le fœtus, explique la sage-femme. L’impact est plus ou moins grave en fonction de la dose et du type de tabac. Certaines femmes peuvent fumer 30 à 60 cigarettes par jour. »

 

Sophie, la trentaine, n’a pas réussi à s’arrêter pendant la grossesse. Au maximum, elle fumait huit cigarettes par jour (jusqu’à 15 avant la grossesse). Toujours dans l’intimité. « Jamais dans la rue. Et même en public restreint. On nous juge, on nous juge forcément un peu. Et c’est compliqué parce qu’on culpabilise. On sait qu’on fait du mal à notre bébé alors qu’il n’est pas né.  » Quelques réflexions du genre : «  T’as déjà fumé tout à l’heure  » ou «  tu es sûre que celle-ci tu en as besoin. » La jeune maman enchaîne : « Tout le monde savait autour de moi. Sauf ma mère. Elle est complètement antitabac et je savais que j’allais me faire engueuler. »

 

Des risques importants

Idem pour Gwendoline. «  Je ne fumais pas devant les gens. En soirée, j’allais me cacher pour fumer. On sait que ce n’est pas bien. » Lors de sa première grossesse, la Saint-Quentinoise avait ralenti à deux cigarettes par jour. «  J’ai complètement arrêté à six mois et demi de grossesse… J’ai accouché prématurément. » Pour son deuxième enfant, elle n’en fumait « que » cinq par jour. «  Je les cassais en deux pour que ça fasse encore moins.  » Mais impossible d’arrêter complètement. Se faire aider pour arrêter ? Sophie n’y a pas pensé et Gwendoline n’a pas cherché. Le gynécologue leur a conseillé de réduire par un «  tant que ça reste raisonnable  ». «  C’est une addiction, reprend Anne-Sophie Tant. La nicotine crée une accoutumance qu’il faut diminuer progressivement. »

 

La sage-femme insiste sur les dangers. «  Décollement placentaire, rupture de membrane voire mort fœtale au troisième trimestre. » Le retard de croissance est une des conséquences les plus connues. «  Et ça, ça ne choque pas toujours les mamans fumeuses au prétexte que ça fait un petit bébé  et un petit bébé, c’est mignon.  » (…)

La sage-femme de la policlinique essaie d’accompagner les futures mamans. Un rendez-vous dès l’annonce de la grossesse. «  C’est souvent une motivation pour arrêter de fumer. C’est d’ailleurs une démarche personnelle. On ne peut pas obliger quelqu’un. Il faut réapprendre à vivre sans la cigarette  », explique Anne-Sophie Tant, elle-même ancienne fumeuse.

 

Plus problématique encore, les femmes toxicomanes. Elles sont renvoyées vers une structure adaptée. «  Ce n’est pas une sage-femme qui peut les aider. Si elle se présente, je les réoriente. C’est aussi le but de travailler en réseau pour accompagner au mieux les femmes pendant leur grossesse. »

 

Qu’en est-il au centre hospitalier?

Nous avons fait une demande pour connaître les dispositifs mis en place à la maternité du centre hospitalier pour aider les femmes enceintes qui souhaitent arrêter de fumer. Notre demande est en cours de traitement. Pour plus de rapidité, nous avons téléphoné à la maternité. Prétendument enceinte (deux mois) et fumeuse (quinze cigarettes par jour), notre interlocutrice nous explique qu’il n’y a pas de consultation officielle. « Mais une collègue a fait une formation. Vous pouvez la rencontrez. » Elle estime qu’il serait « mieux de se rapprocher du médecin traitant ». Lorsque l’administration de l’hôpital répondra à notre demande nous ne manquerons pas de nous en faire le relais dans nos colonnes.

 

© Le Courrier Picard – Par ALICE MEUNIER

 

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Vedici & Vitalia

Naissance d’un leader de santé

Les groupes Vedici et Vitalia se sont rapprochés pour donner naissance à un leader de santé, présent dans l’ensemble des métiers de l’hospitalisation de courte durée.

A travers ses implantations, aussi bien dans les métropoles que dans les villes moyennes, au plus près des besoins des français, le Groupe contribuera ainsi à leur libre choix d’accès à la santé, en soignant plus de 1.200.000 patients par an (30.000 naissances, 310.000 passages aux urgences dans 16 services d’urgences autorisés, 28.000 patients pris en charge en cancérologie et 170.000 séances de dialyse).

Le rapprochement des deux groupes, projet structurant et de long terme, est porté par les Dirigeants-Fondateurs de Vedici et accompagné par CVC capital partners, son partenaire et investisseur de référence, ainsi que par Icade Santé, filiale immobilière du Groupe Caisse des Dépôts et Consignations et d’investisseurs institutionnels français de premier rang.

Les 14.000 collaborateurs et 3.200 médecins, attentifs à la personne et à la qualité des soins, prendront en charge les patients au sein des 81 établissements du groupe, dont 66 établissements MCO (Médecine, Chirurgie et Obstétrique). Ce nouvel ensemble représentera un chiffre d’affaires consolidé de 1,2 milliards d’euros et 12% de l’activité de l’hospitalisation privée en France.

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D’ici quelques semaines, le groupe dévoilera sa nouvelle identité, porteuse des valeurs d’exigence, d’innovation, de proximité et d’engagement de ce nouveau leader de la santé.

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