17 MAI 14 0 commentaire
L’algodystrophie n’est pas une fatalité

L’algodystrophie n’est pas une fatalité

Par le Dr Stéphane Audebert

 

Audebert

L’épaule est l’une des articulations les plus pourvoyeuses d’algodystrophie. L’incidence de cette complication est d’environ 10 %. Une fois déclarée, il n’existe aucun traitement curatif spécifique. La Calcitonine n’a pas fait preuve d’une efficacité supérieure au placébo. Elle est de surcroît souvent mal tolérée et ne doit donc plus être prescrite. C’est en amont qu’il faut agir, en développant la prévention selon 4 axes principaux. Explications. 

 

1. L’avènement  de l’arthroscopie participe grandement à limiter la survenue des formes les plus graves (syndrome épaule/main) au profit de formes bénignes,  transitoires, générant peu de séquelles fonctionnelles. Depuis 10 ans, 100 % des ruptures de coiffe opérées dans l’établissement ont bénéficié de cette technique. 

 

2. Plusieurs publications ont montré que la Vitamine C réduisait significativement  le risque d’algodystrophie. Le traitement doit être débuté de préférence 1 mois avant l’acte chirurgical, à la posologie d’1g par jour pendant 3 mois. Désormais, tous les patients opérés de l’épaule à la clinique du Cambrésis bénéficient de ce protocole.

 

3. Avant l’intervention, la présence d’une capsulite rétractile doit être soigneusement recherchée et traitée. En cas de raideur, même bénigne, il faut  appliquer  la tolérance 0, et reporter l’intervention.  C’est une décision difficile à prendre, à fortiori face à une épaule hyperalgique et un patient en grande détresse. Un travail pédagogique est mené pour expliquer que le risque d’algodystrophie est maximal si l’on opère pendant « l’orage inflammatoire » et qu’il faut au contraire préparer l’épaule par le biais d’un traitement infiltratif et d’une rééducation spécifique.

 

4. À chaque étape de la prise en charge, une guerre totale doit être déclarée à l’encontre de la douleur. Tous les patients bénéficient d’un bloc interscalénique  sous contrôle échographique, en complément de l’anesthésie générale. Ce bloc a pour but de supprimer l’information destinée au centre de la douleur, ce qui permet en quelque sorte d’opérer le patient « en mode furtif ». L’effet du bloc se poursuit en post opératoire pendant une dizaine d’heures.

                                                                                                   

Dès la sortie du patient, c’est au médecin traitant d’entrer en scène. Il doit ajuster et réévaluer régulièrement le traitement antalgique pour trouver le point d’équilibre entre tolérance et efficacité. Durant les 6 premières semaines, il faut savoir associer sans tabou, le Paracétamol avec les dérivés Morphiniques. Quant au kinésithérapeute, il doit adapter la rééducation au cas par cas et ne jamais débuter le réveil musculaire tant que l’épaule n’est pas globalement souple et indolore.

Cette coordination étroite entre les différents acteurs de santé devrait permettre à terme d’opérer la plupart des patients en ambulatoire.

Ajouter un commentaire

Ajouter un message

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

 

Partager cet article avec un ami

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

 

Votre message a bien été envoyé.

Vedici & Vitalia

Naissance d’un leader de santé

Les groupes Vedici et Vitalia se sont rapprochés pour donner naissance à un leader de santé, présent dans l’ensemble des métiers de l’hospitalisation de courte durée.

A travers ses implantations, aussi bien dans les métropoles que dans les villes moyennes, au plus près des besoins des français, le Groupe contribuera ainsi à leur libre choix d’accès à la santé, en soignant plus de 1.200.000 patients par an (30.000 naissances, 310.000 passages aux urgences dans 16 services d’urgences autorisés, 28.000 patients pris en charge en cancérologie et 170.000 séances de dialyse).

Le rapprochement des deux groupes, projet structurant et de long terme, est porté par les Dirigeants-Fondateurs de Vedici et accompagné par CVC capital partners, son partenaire et investisseur de référence, ainsi que par Icade Santé, filiale immobilière du Groupe Caisse des Dépôts et Consignations et d’investisseurs institutionnels français de premier rang.

Les 14.000 collaborateurs et 3.200 médecins, attentifs à la personne et à la qualité des soins, prendront en charge les patients au sein des 81 établissements du groupe, dont 66 établissements MCO (Médecine, Chirurgie et Obstétrique). Ce nouvel ensemble représentera un chiffre d’affaires consolidé de 1,2 milliards d’euros et 12% de l’activité de l’hospitalisation privée en France.

Dans un contexte économique durablement contraint, le rapprochement des deux groupes permettra de mutualiser les savoir-faire et les moyens, d’augmenter les capacités d’investissements, contribuant ainsi à la pérennité de notre système de santé.

D’ici quelques semaines, le groupe dévoilera sa nouvelle identité, porteuse des valeurs d’exigence, d’innovation, de proximité et d’engagement de ce nouveau leader de la santé.

Découvrez le groupe Vedici