25 JUIN 15 0 commentaire
L’hôpital Saint-Claude tord le cou à la rumeur

L’hôpital Saint-Claude tord le cou à la rumeur

Le bruit court depuis plusieurs années, annonçant la disparition prochaine de la maternité. La direction dément fermement.

 

« Cela fait 35 ans que je travaille ici, et cela fait 35 ans qu’on entend ça ! » Pendant des années, la policlinique, devenue tout récemment hôpital privé Saint-Claude (depuis juin 2014), a courbé l’échine, en laissant dire. Mais trop, c’est trop. Suite à un énième retour fracassant de la rumeur qui annonce la fermeture prochaine de la maternité et du service pédiatrique, amplifiée par les réseaux sociaux, l’établissement a décidé de faire taire ces ragots pour qu’ils ne circulent une fois de plus, une fois de trop.

« Des mamans ont été un peu en panique suite à l’article paru dans l’Aisne Nouvelle (NDLR édition du 31 mai où la rumeur circulait à l’hôpital de Chauny). Elles nous ont appelés pour nous demander ce qu’il se passait. Ça a semé un vent de panique plus important que d’habitude », explique Muriel Gourdet, directrice adjointe du groupe Vitalia. D’où cette volonté de s’expliquer afin de tordre le cou à cette rumeur qui enfle à intervalles irréguliers. «Sans aucun fondement. Quand on vous dit : vous allez fermer, à un moment donné, il faut dire stop, même si on est conscient que dans trois mois, ça reviendra », insiste-t-elle.

D’emblée, l’origine de ces bruits interpelle. Qu’une rumeur persiste depuis si longtemps interroge forcément. Mais personne n’est capable d’en distinguer la source. « Il y a toujours eu des rumeurs autour d’un établissement hospitalier privé notamment dans un contexte de regroupement de cliniques, poursuit Muriel Gourdet. Mais on ne sait pas à qui faire un procès d’intention. Toujours est-il qu’on est bien là, et qu’on entend le rester. »

 

800 naissances en 2014, 30 de plus qu’en 2013

Une volonté appuyée par les chiffres donnés par Maryse Tacail, responsable du service maternité. « Il y a eu 800 naissances en 2014 soit 30 de plus qu’en 2013. Et depuis le début de l’année nous sommes sur la même tendance il n’y a pas d’érosion de notre activité. » La rumeur de fermeture de la maternité n’aurait donc eu aucun effet sur l’activité de l’ex-policlinique ? « L’impact est difficile à évaluer, mais on a dû perdre des accouchements, c’est sûr. On a eu un manque de mamans » reconnaît la directrice adjointe.

L’établissement ne manquerait pourtant pas d’atouts pour attirer les futures mamans. Problème : ils ne sont pas assez connus du grand public. « On aurait dû réagir beaucoup plus tôt, admet un brin gênée, Muriel Gourdet. On a un esprit assez familial ici, et on a beaucoup compté sur nos praticiens. Mais la communication, ce n’est pas leur métier. » «On a toujours fait front en se disant que cette rumeur allait passer. Mais comme elle revenait à chaque fois, avec la lassitude on ne faisait rien », confirme Maryse Tacail.

La vague de travaux qui touche l’hôpital privé depuis deux ans n’a certainement pas aidé non plus concède-t-on. « On ne peut pas empêcher des gens qui passent devant un établissement en travaux de se dire qu’ils détruisent, surtout en période de rumeur. On se doit d’être plus vigilant en termes de signalétique, car c’est devenu moins lisible. » Avec l’achèvement des travaux prévu pour la fin d’année une nouvelle signalétique extérieure sera faite en 2016, avec un parcours fléché.

Pour mettre un terme à cette fausse publicité, on n’hésite pas à évoquer une prochaine campagne de recrutement pour étoffer le service maternité qui serait renforcé d’un voire deux gynécologues-obstétriciens d’ici la fin d’année. Deux renforts qui viendraient s’ajouter aux 45 employés toutes catégories confondues qui composent l’équipe médicale et soignante (dont 13 sages femmes, 10 aides soignants, 10 auxiliaires, 3 puéricultrices).

D’autre part, le service maternité pourrait rapidement obtenir le label « Ami des bébés » décerné par l’IHAB (Initiative Hôpital Ami des Bébés) France, une association créée par des professionnels de santé bénévoles. Un gage de qualité basé sur trois axes essentiels : la formation du personnel, l’organisation des soins et le soutien parental «Il y a tout un accompagnement de la maman avant et après l’accouchement, avec un service assuré 24 heures sur 24. « Avec tout ça, on ne peut pas dire que l’on passe pour un établissement passif», affirme fièrement Maryse Tacail.

 

© L’Aisne Nouvelle – 22-06-15 – Par GRÉGORY BEUSCART ET SARAH MADANI

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Vedici & Vitalia

Naissance d’un leader de santé

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Le rapprochement des deux groupes, projet structurant et de long terme, est porté par les Dirigeants-Fondateurs de Vedici et accompagné par CVC capital partners, son partenaire et investisseur de référence, ainsi que par Icade Santé, filiale immobilière du Groupe Caisse des Dépôts et Consignations et d’investisseurs institutionnels français de premier rang.

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