02 FéV 17 0 commentaire
Montluçon : la cancérologie se modernise

Montluçon : la cancérologie se modernise

L’hôpital privé va mener des travaux cette année pour se doter d’un hôpital de jour plus grand et confortable et d’une nouvelle unité pour produire les chimiothérapies.

 

À l’hôpital de jour de l’hôpital privé Saint-François, on compte chaque année 5 500 passages et 300 nouveaux patients venant se faire soigner pour un cancer. Pour améliorer la qualité de leur prise en charge, l’établissement va investir autour d’un million d’euros.

Le changement le plus visible pour les malades va consister en la modernisation de l’hôpital de jour, qui devrait aboutir au mieux fin août. Aujourd’hui divisé dans deux salles éloignées, il va être reconstruit près du centre Joseph-Bellot sur 240 m². Deux zones vont être aménagées: l’une où les patients seront ensemble et une autre où ils pourront avoir leur intimité.

 

« La technologie a beaucoup évolué »

« La chimiothérapie est vécue comme un traumatisme par les patients, il faut essayer de rendre les choses le moins désagréable possible », commente l’onco-hématologue Jean-Michel Bons.

De nouveaux fauteuils et lits vont par ailleurs être installés. « Ces nouveaux locaux plus grands vont permettre une meilleure coordination des soins supports, que ce soit la diététicienne, le psychologue ou la prise en charge de la douleur », complète Jean-Michel Bons.

L’autre partie des travaux concerne l’unité de reconstitution des cytotoxiques. Ce laboratoire où l’on prépare les chimiothérapies va être reconstruit à proximité du futur hôpital de jour d’ici le mois de juin si tout se passe bien. L’objectif est ici de donner de meilleures conditions de travail aux salariés et de moderniser une unité qui n’est pourtant vieille que de douze ans. « La technologie a beaucoup évolué en dix ans, notamment pour la constitution des postes de travail », commente Stéphanie Picandet, pharmacienne.

 

Des essais cliniques ?

Dans la zone de préparation, un nouvel isolateur va être installé. « On travaille en atmosphère contrôlée. Il y a des normes, comme dans un bloc opératoire, la pression doit être supérieure pour conserver la stérilité des préparations et éviter les infections », affirme Stéphanie Picandet. La durée d’élaboration des produits va être dans le même temps raccourcie. Il faut aujourd’hui trente minutes entre la prescription de la chimiothérapie et son administration au patient, il en faudra vingt avec ce nouvel équipement. Si l’Agence régionale de santé donne son accord, la nouvelle unité de reconstitution des cytotoxiques pourrait permettre la mise en place d’essais cliniques.

Les patients confrontés à ce genre de prise en charge doivent à l’heure actuelle se déplacer dans d’autres hôpitaux comme ceux de Clermont-Ferrand ou Lyon.

 

Un nouveau directeur en place

Connu à Montluçon pour avoir été audioprothésiste pendant vingt-quatre ans, Patrick Arthaud est directeur de l’hôpital privé Saint-François depuis le 1er janvier. De 2013 à 2016, il avait pris la direction du groupe Audilab dans l’Indre-et-Loire, qui compte quelque cent cinquante centres spécialisés dans la correction auditive. Ses missions à ce nouveau poste sont de mener une politique de changement, renouer le lien social qui s’est distendu à l’hôpital privé mais aussi améliorer la communication. « Il y a des pépites à l’hôpital Saint-François et il faut les faire connaître », affirme-t-il.

 

En chiffres

 

12 000

Une simple poche de chimiothérapie peut atteindre jusqu’à 12 000 € à l’hôpital privé.

 

5 500

Le nombre de passages en hôpital de jour pour des chimiothérapies, chaque année, à l’hôpital privé Saint-François. Quatre médecins prescrivent des chimiothérapies.

 

11 000

L’unité de reconstitution des cytotoxiques réalise chaque année onze mille préparations.

 

© La Montagne – 27-01-17 – Par Guillaume Bellavoine

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