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Paru dans Le Télégramme – Clinique du Ter : le bistouri contre l’obésité

Paru dans Le Télégramme – Clinique du Ter : le bistouri contre l’obésité

La clinique du Ter propose, depuis 2012, une offre de chirurgie bariatrique. 150 patients, souffrant d’obésité morbide (IMC >40), sont opérés chaque année. Face à une demande qui explose, le service s’est étoffé cet été avec l’arrivée de Diane Cunin, nouvelle associée du Docteur Olivier Fercocq.

 

L’obésité humaine ou « accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle » a été reconnue comme une maladie en 1997 par l’OMS. Le docteur Fercocq, chirurgien viscéral et bariatrique à la Clinique du Ter, est catégorique : « L’obésité est devenue un problème de santé publique dans les pays occidentaux (grignotage, sédentarité, manque d’exercice) ». Le professionnel en a fait sa spécialité depuis 1997. « J’ai été embauché par la clinique du Ter pour cela. Quand je suis arrivé ici en janvier 2012, il n’y avait aucune offre de chirurgie bariatrique à Lorient ». Une discipline pratiquée depuis 1995 avec une courbe ascendante dès 2004 (30 000 patients opérés en France en 2011).

 

Épidémie d’obésité

« Nous assistons à une épidémie d’obésité pour laquelle on a un traitement : la chirurgie», insiste le praticien. Radicale et efficace. « À Lorient, le Ter est le seul centre à proposer la chirurgie bariatrique : la clinique est ainsi devenue un pôle de référence », poursuit Diane Cunin, nouvelle associée du chirurgien depuis cet été. 150 patients sont opérés tous les ans (60 en 2012). Des femmes à 80 %, entre 35 et 45 ans, qui présentent un IMC moyen de 42 (118 kg). Comprenez « Indice de masse corporelle » (calculé en divisant le poids par la taille au carré). « Ici, un patient peut nous consulter si son IMC est supérieur à 40. Par exemple : 120 kg pour 1,65 m ». On parle alors d’obésité morbide. « Mais quelqu’un qui présente un IMC entre 35 et 40, associé à une autre maladie type diabète, peut aussi être concerné ».

 

Chirurgie de prévention

Les deux associés pratiquent ce qu’ils appellent une chirurgie de prévention. « Si on ne parle pas de malade, l’obésité rentre quand même dans la catégorie des maladies chroniques qui peuvent entraîner une baisse de l’espérance de vie ». Deux grands types de techniques chirurgicales sont aujourd’hui pratiqués. Les techniques restrictives consistent à réduire la taille de l’estomac. Au choix : l’anneau gastrique, de moins en moins utilisé (décevant en terme de perte de poids et de tolérance) ou le sleeve (on enlève un bout d’estomac). Les techniques malabsorptives réduisent de la taille de l’estomac et diminuent l’assimilation des aliments par l’organisme. « On parle alors de bypass ou court-circuit gastro-intestinal : on divise l’estomac en deux sans rien enlever». « C’est la technique qui offre le meilleur résultat sur le long terme et sans trop d’effets secondaires. L’objectif est de faire maigrir les patients, qui mangent en fonction de la taille de leur nouvel estomac ». Les patients peuvent espérer perdre 70 % de l’excès de poids, soit 45 kg de moins quand on en pèse 120.

 

L’opération d’une vie

Mais attention, on ne se fait pas enlever un bout d’estomac à la légère. Et il ne suffit pas de voir le chirurgien pour se faire opérer : « Il faut rentrer dans un réseau avec un certain nombre de spécialistes à même d’établir un bilan préopératoire de son état de santé : cardiologue, psychologue, gastro-entérologue, pneumologue et nutritionniste ». Comptez six mois au minimum avant de passer au bloc. « Le patient est opéré à l’issue d’un cheminement qui demande une grande implication. C’est là que certains abandonnent », poursuit le chirurgien, qui insiste : « Comme tout acte chirurgical, la chirurgie bariatrique comporte des risques ». Prise en charge par la Sécurité sociale (pas systématique), l’opération n’est pas sans effets secondaires. « Il y a des efforts à faire après, d’où l’importance du suivi des patients. Ne serait-ce que pour surveiller d’éventuelles carences en vitamines ». La Haute autorité de la santé préconise d’ailleurs, depuis 2013, sept nouveaux indicateurs issus des recommandations de bonne pratique pour une prise en charge préopératoire de qualité.

 

© Le Télégramme – le 13/09/14 – Par Katell Brélivet

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