13 OCT 17 0 commentaire
Le patient comme fil rouge

Le patient comme fil rouge

Comment accompagner le patient, avant, pendant et après une intervention, c’est tout l’enjeu de la rencontre qui s’est déroulée le 21 septembre à la clinique des Cèdres. Les praticiens de l’établissement avaient invité des professionnels de santé du bassin de Brive pour les informer de ces évolutions.

 

Ponctuellement, la clinique des Cèdres invite les médecins du bassin de Brive pour des rencontres autour de pathologies particulières. Le 21 septembre dernier, le CMC Les Cèdres proposait aux praticiens et soignants libéraux un rendez-vous d’un nouveau genre. « C’est une photo de l’actualité de la clinique sur l’instant, explique David Péan, radiologue et président de la commission médicale d’établissement. Nous mettons en exergue des choses qui se sont développées ces derniers mois et qui pourraient intéresser le parcours de soins dont le patient est le fil rouge. »

 

« Aux Cèdres, nous avons initié depuis longtemps cette coordination entre les professionnels de santé en amont et en aval de l’hospitalisation. C’était l’objet de cette soirée. Le bénéfice pour le patient est très important. Son parcours est plus fluide, c’est ainsi se donner toutes les chances de la qualité et sécurité des soins », déclare Josiane Delahaye, coordinatrice des risques associés aux soins.

 

Un meilleur accompagnement du patient

Un lien important en effet pour permettre un meilleur accompagnement du patient, avant, pendant et après son opération, mais cette rencontre avait aussi pour objectif d’informer les médecins et soignants sur les avancées dans la prise en charge de pathologies. Dans ce cadre, des praticiens de la clinique ont pris la parole par séquences de quinze minutes pour présenter leur spécialité. « Ainsi, le docteur Jammet est intervenue sur l’apport de l’IRM dans les troubles statiques du pelvis, précise David Péan. Au lieu de faire des examens invasifs comme on faisait avant, depuis une quinzaine d’années, l’IRM a pris une place prépondérante. Le docteur Jammet partage son temps entre le CHU et notre établissement, elle est spécialisée dans l’imagerie de la femme. »

« Notre angiologue, le docteur Postil, a également présenté le traitement des varices par laser et nous a expliqué le fonctionnement de ce type d’intervention, complète Josiane Delahaye. Le docteur Laplane est aussi intervenu pour parler des soins palliatifs au sein de l’établissement, car la clinique dispose de lits de soins palliatifs. »

 

L’anesthésie sous hypnose, la chirurgie hémorroïdaire mini invasive ou encore la prothèse d’épaule ont également été abordées au cours de cette soirée d’échange. « Si vous prenez la prothèse d’épaule, c’est très intéressant pour un kiné ou une infirmière de savoir comment le chirurgien a procédé, quelle prothèse il a mise et comment accompagner le patient à sa sortie de la clinique, les pansements, etc. », souligne Josiane Delahaye. « Cela permet d’ouvrir l’établissement sur le regard des praticiens externes, ça intéresse les médecins de ville, les infirmiers libéraux et les kinésithérapeutes », complète David Péan.

 

Le patient au centre du dispositif

Des évolutions techniques mais toujours le patient au centre du dispositif, notamment avec le développement de la chirurgie ambulatoire. « Le but de cette rencontre, c’était donc bien de centrer le patient dans ce parcours de soins et d’associer tous ces intervenants de ville à ces nouvelles techniques qui permettent de faire des thérapies les moins douloureuses possible avec l’hospitalisation la plus brève, rappelle David Péan. M. Graziani, le représentant des usagers, est également intervenu. Il nous semblait primordial de l’associer pour montrer que son regard sur la clinique est important pour nous pour l’amélioration au quotidien de ce que l’on peut apporter. Il nous faut un regard pertinent et critique. Il nous a parlé des droits des usagers de façon globale et en particulier des directives anticipées puisqu’un gros travail a été fait par le comité d’éthique. »

Aujourd’hui, tout un chacun peut en effet écrire ses directives anticipées, un document établi par la Haute Autorité de santé qui permet, dans le cas où le patient serait dans l’incapacité d’exprimer clairement ses souhaits, que sa volonté soit respectée.

Pour favoriser une meilleure prise en charge du patient, le CMC Les Cèdres prévoit d’organiser d’autres rencontres dans les mois à venir, toujours en fonction de l’actualité de l’établissement.

 

© La Vie Correzienne – 06-10-17 – Par Cyrille ROUSSEAU

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