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Dans la peau d’un octogénaire

Dans la peau d’un octogénaire

Comment faire comprendre les difficultés de déplacement et d’autonomie d’une personne âgée de 80 ans ? Certes, l’empathie peut être efficace, mais pour la formation des personnels qui prennent en charge les personnes âgées il existe aussi une combinaison de simulation du vieillissement.

Le centre Adhap (aide à domicile, hygiène et assistance aux personnes) de Brest dispose de ce type de matériel qui était utilisé hier à la clinique Pasteur. Aujourd’hui, l’équipe de l’Adhap sera à la clinique de Keraudren et vendredi à la clinique du Grand Large.

Champ visuel réduit

« Nous avons choisi de proposer ce test à tout notre personnel, même administratif, parce que nous sommes tous plus ou moins en contact avec des patients âgés ou en perte d’autonomie », explique Sandrine Boisserin, responsable qualité de la clinique Pasteur qui a elle-même enfilé la combinaison. « Elle n’est pas vraiment lourde, mais elle entrave les mouvements et réduit beaucoup le champ visuel et l’audition. Je pense que l’on renouvellera l’expérience ».

Les formateurs de l’Adhap, Fanny Gallou, assistante coordinatrice ; Catherine Grainville, animatrice et Éric Geiger, responsable du centre Adhap de Brest, ont aidé les volontaires à revêtir la combinaison. Le vêtement est accompagné de plombs aux poignets et aux chevilles qui alourdissent les mouvements, de lunettes qui brouillent la vue, tandis qu’un casque assourdit les sons. Enfin, un tissu élastique entrave les doigts. L’ensemble permet de mieux comprendre les sensations d’une personne âgée de 80 ans.

Trouver de la monnaie

« On ressort de cette expérience avec un autre regard sur la dépendance, les professionnels de santé se mettent dans la peau des personnes fragilisées qui les entourent », assure Éric Geiger. Une fois la combinaison endossée il fallait monter et descendre un escalier, ramasser sa canne tombée par terre et trouver des pièces dans un porte-monnaie. « Ce qui m’a gênée le plus c’est la vue, lorsqu’il a fallu que je trouve des petites pièces de monnaie », témoigne Elisabeth Lannuzel, infirmière dans la clinique, « Un tel test est intéressant, le fait de se mettre à la place des personnes est plus parlant et cela peut aider à mieux les comprendre ».

 

© Le Télégramme – 13-04-17

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