04 NOV 14 0 commentaire
Planification 3D d’une prothèse totale de hanche

Planification 3D d’une prothèse totale de hanche

Par le Dr Raphaël Servagent

À l’Hôpital Privé Saint-François, les patients peuvent bénéficier d’une planification 3D de leur prothèse de hanche. Cette technique moderne sécurise l’intervention chirurgicale en permettant une mise en place au plus juste des implants.

 

Le corps d’un patient présente des particularités morphologiques qui lui sont propres. Le niveau et la forme d’altération d’une hanche atteinte d’arthrose varie également d’une personne à l’autre. La planification 3D permet d’anticiper ces particularités individuelles au cas par cas.

 

2D ou 3D ?

La planification opératoire d’une prothèse totale de hanche sur des radiographies 2D a montré ses limites. D’une part, il est impossible de connaître les dimensions exactes de l’articulation (agrandissement radiologique inconnu) ; d’autre part, la torsion de la hanche (orientation du col fémoral) est inconnue.

 
La planification 3D apporte une réponse à ces deux problématiques. Réalisée à partir d’un scanner de la hanche prescrit au patient quelques semaines avant l’intervention, cette nouvelle technique permet donc :

– d’anticiper les éventuelles difficultés chirurgicales ;

– de planifier précisément les implants ;

– d’obtenir un contrôle précis de la reconstruction : le chirurgien peut restaurer avec précision et simultanément la longueur de jambe et l’offset fémoral. Le risque de luxation postopératoire et ou de boiterie est alors réduit.

 

Prothèse sur mesure

Technique de référence, la prothèse sur mesure est indiquée lorsque la prothèse conventionnelle est inadaptée : trouble de l’orientation du col fémoral (coxa vara, coxa valga, antéversion ou rétroversion), malformation de la diaphyse fémorale ou encore malformation articulaire globale. La prothèse sur mesure est également la référence en matière de qualité de reconstruction articulaire pour les patients jeunes et sportifs.

 

La 3D permet d’opter pour une prothèse sur mesure si les mensurations et l’orientation de la hanche à opérer s’éloignent visiblement trop des possibilités de reconstruction avec prothèse de série. La procédure sécurise ainsi le geste opératoire en réduisant les aléas mécaniques.

 

Le suivi de la prothèse de hanche

Il est impératif de surveiller chaque prothèse de hanche, à vie. Le rythme de la surveillance peut être annuel, ou tous les deux à trois ans. Une radiographie doit être réalisée et interprétée par le chirurgien qui a posé l’implant. Un examen clinique complémentaire permet de s’assurer du bon fonctionnement de la prothèse et de l’absence d’usure. Si une usure apparaît, elle doit être surveillée étroitement pour décider du changement de la partie concernée.

 

Ne pas surveiller sa prothèse de hanche par des radiographies régulières serait irresponsable, pouvant conduire à des répercussions graves parfois irréversibles. En effet, lorsqu’une usure de prothèse avancée est ignorée, elle conduit à une destruction osseuse progressive. La situation peut aboutir à un descellement des implants et à une disparition de l’os (ostéolyse). Alors qu’un simple changement des pièces d’usure aurait été possible quelques années plus tôt, il faut alors envisager une chirurgie lourde de reconstruction et greffe osseuse avec des risques plus importants et des résultats moins bons.

Ajouter un commentaire

Ajouter un message

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

 

Partager cet article avec un ami

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

 

Votre message a bien été envoyé.