28 MAI 15 0 commentaire
Publié dans ©La Voix du Nord – L’hypnose fait son entrée à la Clinique de Saint-Omer pour rendre la douleur supportable

Publié dans ©La Voix du Nord – L’hypnose fait son entrée à la Clinique de Saint-Omer pour rendre la douleur supportable

Son nom est Jean-François Wadoux. Mais ses collègues le surnomment «docteur doigts doux». Cet anesthésiste, qui officie depuis dix-sept ans, a initié la mise en place de l’hypnose thérapeutique à la clinique. Et, aujourd’hui, tout le personnel médical de l’établissement de santé peut se former à cette méthode grâce à des ateliers mis en place en partenariat avec le Dr Henri Bensoussan.

 

Que les malades se rassurent, le bloc opératoire ne s’est pas transformé en cabaret. Mais le délicat sobriquet attribué à l’anesthésiste audomarois résume à lui seul la petite révolution qui s’opère dans le corps médical de la clinique. «Pour respecter le protocole de prise en charge du patient, nous utilisions un vocabulaire technique et hermétique qui pouvait inquiéter le patient avant son opération, constate Jean-François Wadoux. Or, rien qu’en étant allongé, le patient n’a pas le même point de vue que nous, et cela peut être angoissant. Nous essayons désormais de le rassurer en faisant attention à notre attitude, en lui expliquant clairement les choses de manière posée. Tout cela contribue à le mettre en confiance et à le détendre avant l’endormissement. »

 

Autant de petites attentions qui changent grandement les choses, constate ce médecin, par ailleurs Président du comité de lutte contre la douleur. Et qui implique une véritable remise en cause des praticiens. « J’ai toujours été très intéressé par le côté humain car je considère que nous ne sommes pas que des techniciens », commente le Dr Wadoux.

 

Moins d’antalgiques

S’il n’est pas encore question d’endormir les patients en ayant recours à l’hypnose, c’est bien, en revanche, cette pratique qui inspire les méthodes de relaxation qui se développent pour accompagner le patient à la suite d’une opération. L’hypnose thérapeutique se développe pour lui permettre de mieux gérer sa douleur. «Nous essayons d’amener le patient qui le demande à transférer sa douleur sur autre chose, explique le Dr Wadoux. Avec la relaxation et la méditation, il peut apprendre à mieux la gérer. L’objectif étant que le patient puisse ensuite réaliser lui-même des séances d’auto-hypnose. » Outre un meilleur bien-être, cette pratique ferait aussi diminuer la consommation d’antalgiques.

 

©La Voix du Nord – 12-05-15 – Par David Monnery

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