08 DéC 16 0 commentaire
Quand l’obésité rend la femme moins fertile

Quand l’obésité rend la femme moins fertile

Les cliniques nantaises du groupe Elsan ont organisé le 7 décembre dernier une rencontre entre professionnels de la santé concernant les nouvelles approches de prise en charge du surpoids et de l’obésité, car il s’agit bien là d’un problème de santé majeur, particulièrement chez les populations jeunes, et qui conduit à des risques médicaux.

 

L’accent sera mis sur les problèmes de l’obésité et fécondité car :
• l’obésité réduit la fertilité de manière certaine et la perte moyenne de 10% du poids du corps permet aux femmes de retrouver des ovulations de meilleure qualité.
• l’obésité réduit l’efficacité des techniques de PMA (Procréation Médicalement Assistée)
• l’obésité augmente le risque des complications au cours de la grossesse.

 

« L’excès de poids entraîne un dérèglement de l’axe hypothalamus-hypophyse-ovaires, chef d’orchestre de l’ovulation », explique le Dr Proust, gynécologue. « Une perte de poids permet d’améliorer la qualité de l’ovulation, de diminuer les risques pour la maman et son bébé : fausses couches, accouchement prématuré, diabète gestationnel ou encore hypertension. »
Ceci implique, chez la femme jeune, de prendre en charge son obésité, en préconceptionel : en définissant ses causes, en mettant en place un suivi obstétrical adapté précocement, en dépistant de manière ciblée les risques potentiels.

 

Un focus particulier sera consacré au syndrome des ovaires micro polykystiques (anomalie hormonale la plus commune chez les femmes en âge d’avoir un enfant, touchant les ovaires et provoquant un dysfonctionnement de l’ovulation). Ce syndrome est considéré comme la première cause d’infertilité chez la femme jeune. Corrélé à un risque métabolique beaucoup plus important, il engendre par lui-même une prise de poids significative. Il s’agit donc d’une sorte de cercle infernal, la cause entraînant la conséquence qui elle-même réactive la cause.

La co-morbidité liée au syndrome des ovaires micropolykystiques a été jugée suffisamment sérieuse sur le plan médical pour abaisser à 35 l’indice de masse corporelle (IMC) indiquant la prise en charge en chirurgie bariatrique (pour les patients ne présentant pas de facteurs de risque, la prise en charge chirurgicale se décide pour des indices de masse corporelle à 40).

 

L’obésité est une maladie qui ne peut être combattue que par une prise en charge pluridisciplinaire permettant d’établir un programme personnalisé pour le patient.
La prise en charge de l’obésité est devenue un enjeu de santé publique majeur, bien loin d’une vision uniquement esthétique.

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