28 DéC 13 0 commentaire
Techniques de sutures méniscales

Techniques de sutures méniscales

Si les premières sutures méniscales arthroscopiques datent de 1976, on ne peut pas dire qu'elles aient connu un engouement particulier, puisqu'en 2008 elles ne représentaient encore que 2 % de la chirurgie méniscale. Et pourtant...

 Les ménisques ont de réelles possibilités de réparation parfois spontanée, mais surtout après sutures et, en particulier, quand les lésions sont plutôt périphériques et verticales. Le dommage méniscal est arthrogène lorsqu’il est, soit spontané, soit après méniscectomie. Tout ceci justifie le dogme de l’épargne méniscale, donc les tentatives de réparation méniscale. Les premières techniques à ciel ouvert ont fait place à la fin des années 1980, à des techniques dites de « dedans-en dehors » puis entièrement intra-articulaires (gold standard actuel).

Cette technique n’est pas en soi très difficile mais elle nécessite une bonne pratique de l’arthroscopie pour obtenir une bonne vision de l'espace postérieur où est concentrée la majorité des lésions. Il s'agit, après avivement des bords lésionnels, à la râpe, à la pince ou au shaver, d'une fixation et d'une stabilisation avec les agrafes précédemment décrites. Les indications classiques sont les lésions méniscales fraîches périphériques isolées ou associées aux lésions ligamentaires. Les complications sont relativement rares (infection, migration du matériel, réaction inflammatoire, lésion cartilagineuse...). Les résultats doivent être analysés non sur le plan anatomique, car l'I.R.M standard laisse toujours apparaître des images cicatricielles, mais plutôt sur le plan fonctionnel. En l'absence de rupture itérative, les ménisques réparés peuvent à nouveau remplir leurs fonctions cliniques et biomécaniques à long terme.

 Le taux de rupture secondaire est d'environ 20 % à un recul de 12 ans, l'âge n'étant pas un facteur péjoratif. En fait, ce sont les suites immédiates qui font la différence avec les méniscectomies. Même si lors de ces dernières la reprise est assez rapide, il est nécessaire de rester prudent dans les suites des réinsertions et des sutures méniscales. Il s'agit en général d'une immobilisation en attelle pendant trois semaines avec un appui autorisé mais conseillé, en évitant les mouvements de pivot, et en sachant que les activités en flexion et la reprise des activités sportives seront bannies pendant six mois.

L’efficacité à long terme des sutures, le peu de morbidité et le risque arthrogène de la défaillance méniscale justifient le développement de cette technique.

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