03 MAR 16 0 commentaire
Thomas DIVISIA : « J’arrive avec des projets médicaux »

Thomas DIVISIA : « J’arrive avec des projets médicaux »

Thomas Divisia a pris ses fonctions de directeur général de la clinique Guillaume de Varye, à Saint-Doulchard, le 15 février. Il arrive, avec des projets médicaux.

 

Le directeur général de la clinique Guillaume de Varye, Thomas Divisia, a pris ses fonctions le 15 février. Une arrivée discrète, mais une première décision, « unilatérale », avoue-t-il : la fermeture temporaire des urgences (notre édition du mardi 23 février).

 

Pourquoi avoir décidé de fermer l’unité de premiers soins ? Comme je l’ai déjà dit, nous devons une qualité de soins satisfaisante. Comme je l’ai également affirmé, cette fermeture n’est que temporaire. En effet, nous avons mandaté un chasseur de tête et deux cabinets de recrutement pour une équipe de deux ou trois médecins urgentistes. Je me donne les moyens. C’est là toute la force du groupe de santé Elsan. À la clinique de l’Archette (établissement situé à Olivet, dans le Loiret, qu’il dirige, NDLR), nous avons toujours réussi à recruter.

 

Vous découvrez un établissement. Quel est votre premier sentiment ?

Je suis ingénieur de formation. Je travaille depuis dix ans dans la santé, et depuis quatre ans en tant que directeur de la clinique de l’Archette, essentiellement chirurgicale. La clinique Guillaume de Varye dispose d’une activité beaucoup plus homogène. Mais, surtout, c’est une clinique qui dispose d’un ensemble de prise en charge qui, orchestrée, est satisfaisante pour le patient : par exemple, en cancérologie, il y a unité de lieu, de temps et d’équipe, avec une continuité du lien médical et soignant

 

La maternité a parfois été remise en question. Quelle est votre position ?

Il y a un véritable attachement du groupe, et de moi-même, sur cette activité. D’ailleurs, cette maternité doit être modernisée. J’ai dans mes dossiers un projet : materniteam, dont nous aurons l’occasion de reparler en temps voulu !

 

Avez-vous d’autres projets ?

J’arrive avec pas mal de projets médicaux pour la clinique Guillaume de Varye car, une chose est sûre, elle est un établissement incontournable du Cher et on ne peut pas se permettre de faire les choses à moitié. Je compte mettre en place un projet de récupération rapide après chirurgie, le label Grace. Il permet de réduire la durée du séjour du patient grâce à une anesthésie adaptée et à un accompagnement différent du patient, qui récupère beaucoup plus vite, dans le cas d’opération de la hanche et du colon, par exemple. Cela fonctionne très bien à l’Archette.

 

Avez-vous dans l’idée d’appliquer d’autres projets déjà mis en place à la clinique de l’Archette, à la clinique Guillaume de Varye ?

Le développement de l’activité physique adaptée sera le second projet. Sur les maladies chroniques, les effets vertueux de l’activité adaptée sur l’état psychologique et l’organisme du patient sont prouvés. Mais la limite de la récidive peut aussi aller jusqu’à 30 %. L’activité est prescrite au patient en phase de rémission. Elle permet aussi de maintenir le patient dans un lien social, presque dans une activité guerrière ! Et on relâche petit à petit le patient à sa vie d’avant, qui a été déstructurée par la maladie

 

Un dernier projet ?

J’aimerais beaucoup mettre en place une maison du patient. C’est un lieu qui regroupe psychologues, assistantes sociales, diététiciennes… dans lequel on peut accueillir des permanences associatives, de la ligue contre le cancer, de Familles rurales, de Jamavie, avec des animations, de l’information de santé publique, faire tout ce qu’un établissement de soins sait faire, sans le faire savoir…

 

© Le Berry Républicain – 26-02-16 – Par Laurence Javal

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