20 JUIN 16 0 commentaire
Tronquières : opéré le matin, debout l’après-midi

Tronquières : opéré le matin, debout l’après-midi

Moins de douleurs et un retour rapide à la maison. Au CMC, l’hospitalisation est mieux vécue par les patients opérés d’une prothèse de la hanche ou du genou.

 

C’est une évolution qui peut être vécue par certains patients comme une révolution. « Mais ce n’en est pas une », relativise Erik Jaud, chirurgien orthopédiste au centre médico chirurgical de Tronquières, à Aurillac.

 

Depuis un an, la prise en charge des patients opérés d’une prothèse de hanche ou de genou a radicalement changé. Alors que l’opération nécessitait auparavant dix jours d’hospitalisation, il est possible désormais de quitter la clinique après quatre jours, en toute sécurité. « Pourtant la chirurgie n’a pas changé sur le fond et il n’y a pas de nouvelle technique », précise Erik Jaud. « Ce qui a changé, c’est l’état d’esprit, complète son collègue, Frédéric Dalat. Le patient devient acteur de sa rééducation, on le responsabilise beaucoup plus. »

 

Ce programme de rééducation rapide débute bien avant l’opération, par une préparation physique et psychique. Le patient reçoit une information plus détaillée, « pour qu’il n’y ait pas la peur de l’inconnu ». Il travaille aussi avec le kinésithérapeute, pour préparer les muscles et les articulations, et il commence à manipuler les béquilles. « Ce conditionnement en amont permet de gagner du temps sur la récupération après », résume Frédéric Dalat.

 

Si l’opération elle-même demande au chirurgien davantage de temps et de méticulosité, parce qu’il essaie d’être « le moins délabrant possible », c’est dans les heures suivantes que tout a changé pour les patients. Plus précisément dans les deux heures qui suivent le réveil. « Ils voient le kiné le plus tôt possible et on les stimule pour qu’ils se lèvent sans attendre le soir », insistent les chirurgiens.

 

Pour obtenir ce résultat, inimaginable il y a encore quelques années, les spécialistes du CMC ont travaillé sur le traitement de la douleur. Ils ont diminué, puis supprimé les drains, donc les pansements. Ils ont ajouté des anesthésiques locaux dans la hanche ou dans le genou à la fin de l’intervention, ce qui supprime la douleur le premier jour. Enfin ils ont limité la durée du jeûne pour le patient. « On le fait manger vite et sucré, ça lui donne un coup de fouet », explique Frédéric Dalat.

 

Pendant quelques heures, l’opéré se trouve donc dans les meilleures conditions pour se mettre debout. « Psychologiquement c’est un déclencheur important, constate Erik Jaud. Si le patient voit qu’il peut marcher le premier jour, aller aux toilettes, monter l’escalier, il le refera le lendemain. Sans se poser de question, même s’il a un peu plus mal. »

 

Très vite autonomes, les patients vivent mieux les suites de l’opération. Au point qu’ils demandent eux-mêmes à partir, le cinquième jour au plus tard. « Attention pourtant à ne pas minimiser cet acte chirurgical, préviennent les médecins. La pose d’une prothèse reste une chirurgie lourde. Si la récupération initiale est plus rapide, il faudra quand même une année de cicatrisation et de consolidation. »

 

4 chirurgiens orthopédistes au CMC (Erik Jaud, Frédéric Dalat, Eric Macquart Moulin et Pierre Deguillaume)

557 opérations de prothèse réalisées en 2015 : 253 prothèses de genou et 304 prothèses de hanche

 

© La Montagne – 15-06-16 – Par Isabelle Vachias

Ajouter un commentaire

Ajouter un message

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

Ce champ est obligatoire

 

Partager cet article avec un ami

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

Adresse e-mail invalide

Ce champ est obligatoire

 

Votre message a bien été envoyé.

Vedici & Vitalia

Naissance d’un leader de santé

Les groupes Vedici et Vitalia se sont rapprochés pour donner naissance à un leader de santé, présent dans l’ensemble des métiers de l’hospitalisation de courte durée.

A travers ses implantations, aussi bien dans les métropoles que dans les villes moyennes, au plus près des besoins des français, le Groupe contribuera ainsi à leur libre choix d’accès à la santé, en soignant plus de 1.200.000 patients par an (30.000 naissances, 310.000 passages aux urgences dans 16 services d’urgences autorisés, 28.000 patients pris en charge en cancérologie et 170.000 séances de dialyse).

Le rapprochement des deux groupes, projet structurant et de long terme, est porté par les Dirigeants-Fondateurs de Vedici et accompagné par CVC capital partners, son partenaire et investisseur de référence, ainsi que par Icade Santé, filiale immobilière du Groupe Caisse des Dépôts et Consignations et d’investisseurs institutionnels français de premier rang.

Les 14.000 collaborateurs et 3.200 médecins, attentifs à la personne et à la qualité des soins, prendront en charge les patients au sein des 81 établissements du groupe, dont 66 établissements MCO (Médecine, Chirurgie et Obstétrique). Ce nouvel ensemble représentera un chiffre d’affaires consolidé de 1,2 milliards d’euros et 12% de l’activité de l’hospitalisation privée en France.

Dans un contexte économique durablement contraint, le rapprochement des deux groupes permettra de mutualiser les savoir-faire et les moyens, d’augmenter les capacités d’investissements, contribuant ainsi à la pérennité de notre système de santé.

D’ici quelques semaines, le groupe dévoilera sa nouvelle identité, porteuse des valeurs d’exigence, d’innovation, de proximité et d’engagement de ce nouveau leader de la santé.

Découvrez le groupe Vedici