22 JAN 16 0 commentaire
Un bond pour la chirurgie de l’épaule

Un bond pour la chirurgie de l’épaule

Le centre chirurgical Montagard a adopté une technique de pointe en matière de pose de prothèses.

 

Tous les spécialistes le disent : depuis maintenant une vingtaine d’années, la chirurgie prothétique de l’épaule n’a eu de cesse de se développer. Au point d’atteindre, en terme de performance, des résultats au moins aussi bons que les prothèses de hanche. Cependant, cette chirurgie butait jusqu’alors sur un écueil. Sur les moyen et long termes, se manifestait une défaillance quasi-certaine des prothèses qui exigeait une nouvelle intervention. « Cette défaillance résultait, dans la très grande majorité des cas, du descellement de la partie de la prothèse fixée sur la glène de l’omoplate« , explique à ce propos Clément Larcher, le directeur du centre chirurgical Montagard, à Avignon. Comprenez : au terme d’une quinzaine d’années, 80 % des prothèses installées se descellaient à cause d’un problème de positionnement de l’équipement, inhérent à ce type d’intervention. « Un grand nombre d’études a montré que le positionnement idéal de cette partie de la prothèse était directement carrelé à une longévité de l’implant, et qu’au contraire un mauvais positionnement de cet implant entraînerait un descellement précoce. Des « règles d’or » ont ainsi été adoptées pour optimiser la technique opératoire de la pose de cet implant avec des amplitudes tolérables de moins de 10° dans tous les plans de l’espace par rapport à la position idoine. Or il s’avère que même un chirurgien aguerri à ce type de chirurgie peut faire des erreurs de l’ordre de 15° ! », explique encore Clément Larcher. Si le « patron » du centre chirurgical Montagard, qui s’est fait une spécialité de la chirurgie orthopédique, c’est précisément que l’établissement vient de se doter d’un « système de visée » récemment développé par des spécialistes français dans ce domaine qui permet de minimiser, voire d’exclure totalement le risque de mauvais positionnement de la prothèse. Et ainsi de lui garantir une durée de vie sans comparaison avec celle qui avait été constatée jusqu’alors.

 

La France en pointe

« La France fait partie des pays en pointe en matière de chirurgie de l’épaule »,  renchérit le Dr Jean-Francois Bataille, le chirurgien orthopédiste qui, au sein de l’établissement avignonnais pratique ces interventions. Et, en France, les deux équipes phares dans ce domaine sont à Lyon et Nice. Ce sont bien sûr ces deux équipes qui ont élaboré en commun ce nouveau système de visée que nous venons d’adopter à notre tour et qui fait qu’à l’exception des concepteurs, nous devons être actuellement le seul établissement qui pratique avec cette méthode dans tout le grand sud-est du pays.

 

Voila déjà un mois que le centre Montagard pratique les interventions selon ces nouveaux protocoles. « Concrètement, ce système s’appuie sur une visée personnalisée fabriquée sur mesure par impression 3D à partir d’un simple scanner de l’épaule. Ce système permet une pose de la prothèse au degré près » complète le directeur de l’établissement. Reste la question du coût de l’opération. Bonne nouvelle pour les patients : au centre Montagard on explique avoir décidé de prendre en charge le surcoût de l’intervention lié à l’introduction du dispositifn, et donc de ne pas le faire porter sur les personnes qui en bénéficient.

« Pour nous, c’est un moyen de rester dans l’innovant et de maîtriser les nouvelles techniques. Mais c’est aussi un moyen de proposer plus de confort à nos patients. Le choix est de répondre à de nouveaux défis techniques, mais également aux défis de santé publique » conclut Clement Larcher qui sait évidemment qu’en terme d’image cet investissement ne peut de toute façon qu’être bénéfique à l’établissement.

 

Un public concerné entre 60 et 70 ans

Les prothèses de l’épaule, qui s’adressent prioritairement à des patients souffrant d’arthrose, peuvent parfois concerner un public relativement jeune, mais « abîmé » par des activités professionnelles difficiles exigeant de porter des charges importantes. Mais, c’est principalement un autre poids, celui de l’âge, qui conduit le patient, souvent âgé entre 60 et 70 ans, sur la table d’opération pour y subir une prothèse de l’épaule. On l’a dit (lire ci-dessus), cette chirurgie désormais éprouvée a connu un essor considérable ces vingt dernières années. Au point que, désormais, la clinique Montagard réalise pratiquement une centaine d’opérations de ce type. L’introduction de la nouvelle technique pour laquelle vient d’opter l’établissement avignonnais devrait cependant en faire baisser le nombre. Car sur la centaine d’interventions annuelles, une bonne partie correspond en effet à une nouvelle opération devenue nécessaire à cause d’un descellement précoce dû à une usure prématurée de la prothèse initiale. Or, c’est justement pour prévenir ces descellements que la nouvelle technique a été mise au point.

 

© La Provence – 19-01-16 – Par J.Bn

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