30 JUIL 16 0 commentaire
Une nouvelle hanche en une journée

Une nouvelle hanche en une journée

Entré le matin, sorti le soir sur ses deux jambes : la pose, en ambulatoire, d’une prothèse de hanche est possible. Mais elle s’accompagne, à l’hôpital privé La Châtaigneraie, à Beaumont, de tout un protocole de récupération rapide postopératoire.

S’il y a une dizaine d’années, il fallait bien compter quinze jours d’hospitalisation pour la pose d’une prothèse de hanche, aujourd’hui ces délais se voient nettement raccourcis. À l’hôpital privé La Châtaigneraie, à Beaumont (Puy-de-Dôme), cette opération peut même, dans des cas très précis, être réalisée en ambulatoire. Le développement d’une technique opératoire par voie antérieure et la mise en place de la RRAAC (Réadaptation rapide après chirurgie) constituent le socle de cette chirurgie en un jour.

Une intervention mini-invasive, qui génère moins de douleur

« Le principe de cette technique par voie antérieure consiste, afin de poser la prothèse – une prothèse classique en chrome cobalt – à passer entre les muscles et non pas au travers, ce qui provoque une déchirure des tissus », explique l’un des chirurgiens orthopédiques de l’équipe de la Châtaigneraie. Cette intervention mini-invasive génère donc moins de douleur et moins de perte de sang. La cicatrice mesure environ 6 cm.

 

En conséquence, « le patient peut se lever plus tôt et récupère beaucoup plus vite ». D’une manière générale, les patients opérés avec cette technique, restent deux ou trois jours à la clinique, « sortent avec une seule canne, et au bout de 15 jours, ils n’en ont plus besoin, et peuvent même conduire », décrit le chirurgien. Cette même intervention mini-invasive sera possible, en ambulatoire, sous plusieurs conditions : les patients doivent être volontaires ; âgés de moins de 70 ans ; habiter à 60 km maximum de la clinique ; doivent être accompagnés et ne pas avoir de pathologies associées. À Beaumont, l’ambulatoire concerne 5 % de la totalité des poses de prothèses.

 

Afin d’améliorer encore le confort du patient, une prise en charge globale est proposée via la RRAAC. Il s’agit du chemin clinique du patient assuré par toute une équipe en amont, pendant et après l’intervention. Cela commence par une prescription des cannes, médicaments… de façon à ce que le patient dispose de tout avant même d’être opéré. Puis un protocole d’anesthésie est mis en place. L’intervention est réalisée sous anesthésie générale ou rachianesthésie, puis, en fin d’opération, une infiltration analgésique périarticulaire est effectuée afin que le réveil ne soit pas douloureux. « D’ailleurs, le patient pourra immédiatement se mouvoir sans canne et sans douleur », assure-t-il. Dans l’après-midi, il aura la visite d’un kinésithérapeute et d’une infirmière. Le lendemain, le chirurgien l’appellera pour prendre de ses nouvelles et vérifier les résultats de sa prise de sang.

 

« L’intérêt de la chirurgie en ambulatoire est que le patient doit être choqué le moins possible. Et l’ambulatoire n’est que la conséquence de la RRAAC avec laquelle, le patient est acteur de sa récupération », observe le chirurgien. Un nouveau modèle alliant ambulatoire et récupération rapide.

 

« Juste après l’intervention, j’ai monté et descendu les escaliers »

Aucun stress. Il y a une semaine, Pierre (*) s’apprêtait à subir, ce lundi 4 juillet, sa seconde opération de la hanche, cinq mois à peine après une première intervention de l’autre côté. Aucun stress car la première opération, à la clinique privée La Châtaigneraie, s’est déroulée en toute quiétude en février dernier. Témoignage.

 

« Ce fut une journée tellement rapide ! », se souvient Pierre, 45 ans, habitant près de Clermont-Ferrand. « Je souffrais des deux hanches depuis l’âge de 20 ans », se remémore-t-il. Une arthrose qui l’handicapait fortement dans son travail et au quotidien. Après des années d’anti-inflammatoires, la pose de prothèses était inévitable.

7 heures. Accompagné à la clinique, il est pris en charge par une infirmière et, alors qu’il est à jeun depuis plus de 6 heures, on lui fait boire un jus de pomme afin d’éviter une hypoglycémie au réveil et prendre un comprimé décontractant.

7 h 30. Pierre entre au bloc. Il bénéficie du protocole d’anesthésie RRAAC, qui consiste notamment à prendre un corticoïde afin de ne pas vomir et d’être moins « vaseux » au réveil. L’intervention se déroule en une heure environ, puis direction salle de réveil durant deux heures.

11 heures. Retour en chambre et déperfusion. « Je me suis senti très bien, pas de douleur particulière au réveil, juste un léger tiraillement ; puis, je me suis assis sur le bord du lit et mis debout afin d’enfiler un vêtement ».

16 heures. Après une collation vers 15 heures, une kinésithérapeute est passée voir Pierre et l’a fait se lever et marcher. « La kiné m’a fait marcher, monter et descendre les escaliers à l’aide d’une canne. C’était magique ! Je n’avais plus aucune douleur ».

18 heures. Pierre reçoit la visite de l’anesthésiste et du chirurgien qui l’a opéré et remarche avec ce dernier, effectue des mouvements sur une jambe puis l’autre. Le voici sur le départ !

Le lendemain. Le chirurgien le rappelle dans l’après-midi afin de s’enquérir de son état et de prendre connaissance des résultats d’un prélèvement sanguin le matin même. « Avec cet appel, j’ai apprécié de ne pas être un simple client, il m’avait également donné un numéro pour le joindre à tout moment en cas de besoin ; c’est très sécurisant (un chirurgien est de garde toute la nuit). Et surtout j’ai pu reprendre très vite une vie normale : J’ai marché avec des béquilles durant quatre jours ; j’ai repris la conduite au bout de dix jours et posé ma canne à l’issue de trois semaines ». Pas de douleur, pas de rééducation ni de kinésithérapie pour Pierre, seulement de la marche au quotidien.

 

(*) Le prénom a été changé par souci d’anonymat du patient.

 

 

© La Montagne – 06-07-16 – Par Michèle Gardette

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